Le parcours de l’Ouganda en matière de transparence fiscale démontre comment l’engagement politique, un leadership fort et un investissement soutenu dans la capacité institutionnelle peuvent traduire les normes internationales en résultats concrets.
Au cours de la dernière décennie, l’Ouganda a renforcé son cadre d’échange d’informations (EOI), intégré la transparence fiscale et les outils EOI dans les processus de conformité et d’audit fiscal, et élargi la coopération avec les administrations fiscales à travers l’Afrique. Ces progrès ont permis à la transparence fiscale de dépasser les engagements politiques et de devenir un outil pratique pour lutter contre l’évasion fiscale, améliorer la conformité fiscale et protéger la base fiscale nationale du pays.
En réfléchissant au parcours de l’Ouganda, M. Joseph Balikuddembe, superviseur de l’échange d’informations à l’Autorité fiscale ougandaise et président du Comité technique de fiscalité transfrontalière de l’ATAF sur l’échange d’informations, attribue au partenariat de longue date entre l’URA et l’ATAF l’aide du pays à développer les capacités nécessaires pour atteindre ces jalons.
« L’ATAF nous a permis de renforcer les capacités pour développer notre Unité d’Échange d’Information et nous en sommes maintenant au point où l’OCDE nous a reconnus comme étant largement conformes à la norme sur la transparence fiscale et l’échange d’informations. »
L’une des réalisations les plus importantes de l’Ouganda a été la mise en œuvre de l’échange automatique d’informations (AEOI). Selon M. Balikuddembe, cette étape a été rendue possible grâce à une feuille de route claire pour la mise en œuvre et à un soutien technique soutenu.
« Nous avons pu mettre en place l’Échange Automatique d’Informations. L’ATAF nous a d’abord soutenus en élaborant une feuille de route pour passer de l’engagement politique à la mise en œuvre. Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre l’échange automatique d’informations en 2021 et, l’année dernière, en septembre 2025, nous avons pu échanger notre premier échange automatique d’informations de comptes financiers. »
Les progrès de l’Ouganda lui ont également permis de contribuer à l’agenda croissant de transparence fiscale en Afrique. S’appuyant sur son expérience de mise en œuvre, l’Autorité du revenu ougandais a fourni des contributions techniques au développement de la solution informatique africaine AEOI, développée par l’Autorité du revenu de Zambie en partenariat avec l’ATAF et avec le soutien du Groupe de la Banque mondiale. De plus, l’Ouganda a partagé son expérience avec d’autres administrations fiscales grâce à l’apprentissage entre pairs et à la coopération technique.
Pour M. Balikuddembe, soutenir d’autres pays africains est une part importante du parcours continu de l’Ouganda.
« Nous devons nous assurer de soutenir les différents pays qui ont besoin de notre aide. Nous avons proposé un apprentissage entre pairs à nos collègues au Zimbabwe et nous restons ouverts à soutenir tout autre pays souhaitant entamer ce parcours de transparence fiscale. »
L’expérience de l’Ouganda démontre que les avantages de la transparence fiscale vont au-delà des frontières nationales. À mesure que les pays renforcent leurs propres systèmes, ils renforcent également la capacité collective de l’Afrique à lutter contre l’évasion fiscale, à améliorer la conformité et à protéger les recettes nationales grâce à la coopération et au partage d’expertises.
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