Le Salon International de l’Immobilier Africain de Bruxelles (SIAB) 2026 se prépare à réunir professionnels, investisseurs et décideurs autour des opportunités du marché immobilier africain. L’événement, qui se tiendra du 25 au 27 juin 2026 à Bruxelles, a été officiellement présenté lors d’une conférence de presse marquant le lancement de sa campagne de communication.
Face à la presse le vendredi 6 mars dernier, les organisateurs du SIAB 2026 ont annoncé le menu de ce grand rendez-vous de l’immobilier africain. Le programme prévoit expositions, conférences thématiques, débats et rencontres BtoB et BtoC. Une vingtaine d’exposants sont déjà annoncés, provenant notamment du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Gabon, de la Guinée, de la République démocratique du Congo, du Burkina Faso et de la Tunisie.
Dans son mot de bienvenue, Mme Yarah Marie Curie, responsable de la communication du SIAB 2026, a salué la présence des représentants des ambassades africaines et des journalistes venus découvrir les ambitions de ce rendez-vous dédié à l’immobilier africain. Elle a rappelé que le salon vise à créer un espace de dialogue et de rencontres entre professionnels du secteur, investisseurs et décideurs politiques autour des tendances et des perspectives du marché immobilier sur le continent.
« Le SIAB 2026 est un événement unique qui rassemble les acteurs clés de l’immobilier afin d’échanger sur les défis, mais surtout sur les nombreuses opportunités d’affaires en Afrique », a-t-elle souligné, ajoutant que cette conférence de presse constitue une occasion de partager la vision et les objectifs des organisateurs.
Présentant l’événement, M. Armand Noumbo, administrateur délégué de CAMSI ASBL, a insisté sur le rôle croissant des professionnels africains dans l’essor de l’industrie immobilière. Promoteurs immobiliers, agents immobiliers, promoteurs fonciers, organismes de financement et entreprises de construction contribuent aujourd’hui à structurer un secteur en pleine transformation.
L’association CAMSI s’est donné pour mission de promouvoir cette industrie à l’international, notamment dans l’espace BENELUX. C’est dans cette optique que le salon se tiendra à la salle JAVA, à Anderlecht, où des professionnels africains viendront présenter leurs offres à la diaspora et aux investisseurs. L’édition 2026 bénéficie par ailleurs du parrainage officiel du Burkina Faso.
Plusieurs thématiques majeures seront au cœur des conférences, notamment le financement de l’immobilier en Afrique avec un focus sur la Côte d’Ivoire, la sécurisation foncière au Bénin, la fiscalité foncière et immobilière au Cameroun ou encore la mise en œuvre de la vente en état futur d’achèvement (VEFA) au Gabon.
Intervenant sur l’état des lieux du secteur, l’entrepreneur et courtier en prêts hypothécaires Alain Mu Luwayi a rappelé le rôle stratégique de l’immobilier dans le développement économique et social. Selon lui, la question du logement dépasse largement la simple construction de bâtiments et touche directement à la stabilité des sociétés.
Il a également souligné la dynamique démographique du continent africain, qui devrait atteindre 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, dont plus de 60 % vivront en zone urbaine. Cette évolution entraîne une demande massive en logements dans de nombreuses métropoles africaines, avec une croissance urbaine estimée à près de 4 % par an dans plusieurs villes comme Kinshasa, Dakar, Libreville, Douala, Lomé ou Abidjan.


Cette pression sur le logement constitue, selon lui, une opportunité majeure pour les investisseurs. Toutefois, il a également rappelé certaines réalités du marché africain, notamment les questions liées à la sécurisation du foncier et aux procédures parfois complexes selon les pays. En République démocratique du Congo, par exemple, l’intervention des autorités coutumières dans certaines transactions nécessite une vigilance accrue pour éviter les litiges et garantir la sécurité juridique des investissements.
Ces enjeux feront l’objet de discussions approfondies lors du SIAB 2026, dont l’ambition est également de rassurer les investisseurs et les institutions de financement sur les conditions d’investissement en Afrique.
Enfin, l’intervenant a évoqué plusieurs pistes permettant à la diaspora africaine d’accéder plus facilement au financement pour la réalisation de projets immobiliers sur le continent, un thème qui sera également au centre des échanges lors du salon.
À travers cette initiative, les organisateurs espèrent faire du Salon International de l’Immobilier Africain de Bruxelles un carrefour stratégique entre l’Afrique et sa diaspora, au service du développement d’un secteur immobilier en pleine expansion.
Dossou AFFAMA
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