La lettre de mandat signée avec Bpifrance ouvre la négociation du financement de la Plateforme de recherche, d’investigation et d’analyse médico-légale (PRIAM), réalisée avec le Laboratoire d’hématologie médicolégale de Bordeaux et adossée à la garantie de Bpifrance Assurance Export.
Le Bénin se dotera ainsi d’un laboratoire national d’expertise ADN capable de réaliser 30.000 analyses par an, avec pour objectif l’accréditation internationale ISO/IEC 17025. Le projet prévoit également la formation de plus de 500 professionnels et la création d’une filière universitaire dédiée.
Porter l’action publique au plus près des populations
Ces trois engagements traduisent en réalisations la priorité centrale du Président de la République : la lutte contre l’extrême pauvreté, réaffirmée le 23 septembre dernier lors de la présentation de la réforme des pôles de développement territorial, aux côtés du renforcement du capital humain et de la création de richesse à la base.
L’électricité qui arrive dans un village et le poisson produit localement constituent les leviers concrets d’une amélioration durable des conditions de vie, en particulier en milieu rural. En couvrant des dizaines de communes dans huit départements, ces programmes alimenteront directement les plans de développement de quatre des six pôles territoriaux.
Une capacité nouvelle pour le Bénin
Le laboratoire national d’expertise ADN relève d’un autre ordre : il crée au Bénin une compétence que le pays ne possède pas. Jusqu’ici, toute analyse génétique à valeur probante supposait l’envoi d’échantillons à l’étranger, avec les délais, les coûts et la dépendance que cela implique. Demain, ces analyses seront réalisées sur le territoire national, par des professionnels béninois.
La portée du projet dépasse le seul champ judiciaire. Identifier une victime, établir une filiation, confondre ou disculper un mis en cause, documenter une catastrophe : dans chacun de ces cas, la preuve scientifique protège autant qu’elle accuse, et elle protège d’abord ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre autrement. Une justice qui dispose d’une expertise scientifique nationale juge plus vite et se trompe moins.
L’accréditation internationale ISO/IEC 17025 visée par la plateforme garantira que ses résultats soient opposables au-delà des frontières béninoises. La formation de plus de 500 professionnels et la création d’une filière universitaire dédiée accompagnent l’équipement. Le pays ne se contentera donc pas d’acquérir un outil : il formera ceux qui le feront fonctionner et en assureront la relève. C’est la différence entre un transfert de technologie et un transfert de compétence.
Ces accords illustrent la vitalité du partenariat entre le Bénin, la France et l’Union européenne, ainsi que la capacité du pays à mobiliser des ressources extérieures à des conditions maîtrisées, au service de besoins immédiats comme de capacités durables.Bas du formulaire
Elom LOKONON
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