Binance, écosystème blockchain et première plateforme d’échange de cryptomonnaies au monde, renforce sa collaboration avec les forces de police en Afrique pour démanteler les réseaux d’arnaques en ligne. En retraçant les flux financiers issus des escroqueries, la plateforme aide les enquêteurs à transformer les signalements des victimes en interpellations concrètes.
Les arnaques commencent souvent par un simple message : une offre d’investissement trop alléchante, un emploi fictif ou une personne se faisant passer pour un policier. Après le paiement, les escrocs transfèrent rapidement les fonds d’un compte à un autre pour brouiller les pistes. La tâche des forces de l’ordre se complique lorsque l’argent franchit les frontières ou transite par plusieurs plateformes. De nombreuses victimes ne parviennent ainsi pas à récupérer leurs pertes.
Binance intervient en exploitant les traces laissées par les transactions en cryptomonnaies. Ses enquêteurs spécialisés analysent ces données pour identifier l’origine des fonds et leurs destinations. À la réception d’une demande officielle transmise par les voies légales appropriées, les équipes réagissent rapidement afin de ne pas ralentir les investigations. Des systèmes de surveillance avancés scrutent également les opérations 24 heures sur 24 pour repérer et bloquer les transactions suspectes dès les premiers signes.
L’opération « Red Card 2.0 » illustre les résultats de cette coopération. Entre décembre 2025 et janvier 2026, Binance a soutenu INTERPOL et AFRIPOL, le Mécanisme de coopération policière de l’Union africaine, dans une opération coordonnée menée dans 16 pays africains. La plateforme a aidé les enquêteurs à remonter la piste de paiements effectués via des services de paiement mobile jusqu’à la base d’un réseau d’arnaques. Cette intervention a conduit à 651 arrestations.
« La prévention reste la meilleure défense, mais lorsque les forces de l’ordre interviennent, notre rôle consiste à aider les enquêteurs à comprendre les flux financiers sur les plateformes numériques, à écarter les acteurs malveillants et à protéger nos utilisateurs », déclare Larry Cooke, directeur de Binance Afrique. « La mise en commun de nos expertises permet de faire avancer des enquêtes qui auraient pu être au point mort et d’aboutir à des résultats concrets. Notre objectif est d’être un partenaire de confiance pour les forces de l’ordre à travers toute l’Afrique. »
La prévention constitue également un axe majeur de la stratégie de Binance. Depuis 2023, la plateforme affirme avoir réduit de 96 % le montant des fonds liés à des activités criminelles qui y parviennent, renforçant ainsi son engagement à offrir un environnement sûr à chaque utilisateur.
La protection du public passe aussi par la sensibilisation aux mécanismes des escroqueries. Binance Academy propose gratuitement des cours accessibles sur les formes courantes d’arnaques et les moyens de les éviter, sans obligation de créer un compte ou de s’inscrire.
« On croit souvent à tort que la cryptomonnaie permet aux criminels de rester dans l’anonymat, mais c’est en réalité tout le contraire », ajoute Larry Cooke. « Comme chaque transaction laisse une trace, cela aide les enquêteurs à identifier des individus qui, sans cela, passeraient inaperçus. C’est cette transparence qui protège le public, qu’il utilise ou non la cryptomonnaie. »
Alors que les paiements numériques se développent à travers l’Afrique, Binance entend poursuivre sa coopération avec les forces de l’ordre et les autorités de régulation pour anticiper les risques de fraude. La plateforme vise à mieux protéger aussi bien les nouveaux utilisateurs de cryptomonnaies que les personnes n’ayant jamais détenu d’actifs numériques, face aux escroqueries et aux préjudices qu’elles infligent aux individus et aux communautés.
Félicienne HOUESSOU
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