Lancée le 3 février à Cotonou, l’opération de recensement et d’enrôlement des conducteurs de motos s’étend à toute la capitale économique. Elle vise à identifier et organiser les conducteurs de taxi-motos, zémidjan et tricycles, acteurs centraux de la mobilité urbaine.
Au 11ᵉ arrondissement, l’affluence est progressive mais constante. Dès l’aube, des conducteurs se présentent, dossiers en main, déterminés à se conformer aux nouvelles exigences pour éviter d’éventuelles sanctions. Sur place, les agents procèdent à l’identification des conducteurs et des engins, avec attribution d’un numéro unique intégré dans le système. « Chacun doit désormais avoir son numéro », explique l’agent enrôleur Kevin ADOSSOU.
Les pièces requises varient selon le statut du conducteur : CIP, carte grise et témoin pour les propriétaires ; documents du propriétaire en sus pour les non-propriétaires ; assurance obligatoire pour les tricycles.
Malgré des lenteurs liées à des pannes techniques et à des ajustements tarifaires, certains saluent l’accueil et l’accompagnement syndical. Les autorités entendent ainsi structurer un secteur longtemps informel, renforcer la sécurité routière et faciliter les contrôles. Une réforme attendue pour professionnaliser durablement le transport urbain à Cotonou.
Elom LOKONON
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