Le Bénin a enregistré un taux de réalisation de 73 % dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), à l’issue de la revue politique annuelle tenue jeudi 23 juillet 2026 au ministère de l’Économie et des Finances.
Cette performance, jugée satisfaisante par la Commission de l’UEMOA, place le Bénin au-dessus du seuil de 70 % considéré par l’organisation comme la preuve d’efforts significatifs dans l’application des engagements communautaires. Au-delà de cet indicateur, l’enjeu est financier : l’effectivité des réformes conditionne la convergence économique, la fluidité du marché commun et la capacité des États membres à tirer pleinement profit de l’intégration régionale.
La revue a réuni la délégation de la Commission de l’UEMOA ainsi que les représentants des ministères et structures sectorielles béninois concernés. Elle a porté sur 145 textes communautaires, évalués à travers une grille couvrant trois domaines prioritaires : la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les politiques sectorielles.
Pour la Commission de l’UEMOA, l’exercice vise à mesurer concrètement le niveau de transposition et d’application des actes adoptés par le Conseil des ministres et la Conférence des chefs d’État et de gouvernement. L’objectif est également d’identifier les blocages qui ralentissent l’harmonisation des politiques économiques et réglementaires dans l’espace communautaire.
« Le plus important pour nous aujourd’hui a été de constater les engagements très forts des autorités béninoises pour qu’à la prochaine revue, nous puissions enregistrer des avancées significatives dans les domaines où des efforts restent attendus », a déclaré le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop.

Le Bénin veut consolider ses acquis
Pour le ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération, Aristide Medenou, le taux de 73 % traduit l’engagement du Bénin en faveur de l’intégration régionale et du respect de ses obligations communautaires. Il a attribué cette performance à un mécanisme rigoureux de suivi des textes ainsi qu’à la mobilisation des différentes administrations impliquées dans leur mise en œuvre.
La revue constitue également, selon le ministre, un outil de pilotage permettant de faire remonter les difficultés rencontrées dans certains secteurs, de confronter les expériences nationales et de définir avec la Commission des solutions pour accélérer la transposition des réformes restantes.
Pour les économies de l’UEMOA, l’enjeu dépasse ainsi le simple respect des textes communautaires. L’application effective des réformes doit contribuer à renforcer la convergence des politiques économiques, à fluidifier les échanges, à améliorer l’environnement des affaires et à soutenir la circulation des capitaux et des investissements dans un marché régional intégré.
Le gouvernement béninois entend désormais maintenir la pression sur les réformes afin de consolider les acquis et d’améliorer son score lors des prochaines évaluations. Une trajectoire qui s’inscrit dans l’objectif plus large de renforcer l’intégration économique et monétaire au sein de l’UEMOA, dans un contexte où les États cherchent à accroître leur résilience financière et à mobiliser davantage de ressources pour financer leur développement.

Félicienne HOUESSOUAvez-vous des informations à transmettre aux journalistes d’Africa3i ? Envoyez-nous un e-mail à africa3info@gmail.com



