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Médias africains : AFRODAD lance une académie numérique sur la dette et le développement

La sixième édition du programme AFRODAD Media Initiative (AFROMEDI VI) s’est achevée vendredi 29 mai à Nairobi sur une annonce majeure destinée à renforcer le traitement des questions économiques et financières dans les médias africains. À l’issue de trois jours d’échanges consacrés à la dette, à la justice socio-économique et à la gouvernance financière, AFRODAD a officiellement lancé l’A-CoDD, une nouvelle plateforme numérique de formation dédiée aux journalistes africains.

À travers cette initiative, l’organisation panafricaine entend approfondir son action en faveur d’une meilleure compréhension des enjeux liés à la dette publique, au développement et aux réformes du système financier international. AFRODAD milite depuis plusieurs années pour l’annulation de la dette injuste, une gestion plus transparente des ressources publiques ainsi qu’une réforme du système financier mondial afin de favoriser une plus grande justice économique pour les pays africains.

Avec A-CoDD, l’organisation veut désormais renforcer plus directement les capacités des professionnels des médias appelés à couvrir ces sujets souvent complexes et techniques. L’objectif affiché est de permettre aux journalistes de mieux décrypter les mécanismes d’endettement, les politiques budgétaires, les flux financiers internationaux ainsi que leurs impacts concrets sur les populations.

Médias africains : AFRODAD lance une académie numérique sur la dette et le développement

Présentant la plateforme, Howard Mwangi, Chargé des campagnes et de la communication, AFRODAD a expliqué qu’il s’agit d’un apprentissage par compétences dont la mise en œuvre et l’évaluation sont axées sur les résultats, la performance réelle et l’engagement de l’apprenant dans le domaine ou la matière concernée. En effet, l’accès au programme se fera à travers la création d’un compte utilisateur permettant d’intégrer un espace numérique de formation continue. Howard Mwangi précise que les personnes inscrites pourront accéder gratuitement à plusieurs modules spécialisés dont les instruments de la dette. La plateforme donnera également accès aux profils des enseignants, aux programmes de formation et à des cours en ligne adaptés aux besoins des professionnels des médias. « Cette plateforme vous permet d’avoir accès aux instruments de la dette et à des cours gratuits », a-t-il indiqué, soulignant la volonté d’AFRODAD de démocratiser l’accès aux connaissances économiques et financières sur le continent.

Médias africains : AFRODAD lance une académie numérique sur la dette et le développement

Même volonté affichée par Fidelite Nshimiyimana, Responsable des campagnes et de la communication, AFRODAD, qui a précisé que cette initiative vise prioritairement les partenaires de l’organisation ainsi que les journalistes spécialisés dans les questions économiques et financières. Selon elle, les professionnels souhaitant renforcer leurs compétences pourront librement s’inscrire à la plateforme. Elle a également assuré qu’AFRODAD entend mobiliser des formateurs qualifiés et des experts reconnus afin de garantir la qualité académique des enseignements.

Dans sa phase initiale, A-CoDD proposera entre quatre et cinq spécialisations couvrant plusieurs dimensions de la dette, de la gouvernance économique et du développement. À travers ce nouvel outil, AFRODAD cherche à bâtir un réseau de journalistes africains capables de produire une information plus approfondie sur les enjeux économiques qui façonnent les politiques publiques du continent. L’organisation estime que le renforcement des capacités des médias constitue un levier essentiel pour promouvoir la transparence, la redevabilité et une meilleure compréhension citoyenne des questions de dette et de développement en Afrique.

Il faut noter que le lancement de cette plateforme intervient dans un contexte où les questions de dette occupent une place centrale dans plusieurs économies africaines confrontées à la hausse des coûts d’emprunt, à la pression des créanciers internationaux et à la réduction des marges budgétaires.

Félicienne HOUESSOU

Avez-vous des informations à transmettre aux journalistes d’Africa3i ? Envoyez-nous un e-mail à africa3info@gmail.com

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