Le Royaume d’Eswatini franchit une nouvelle étape dans la modernisation de sa planification publique. Avec l’appui de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le pays a organisé à Ezulwini, du 25 au 26 novembre 2025, un atelier consacré à l’utilisation de l’Outil intégré de planification et de rapportage (IPRT). Cette formation, précédée d’une session virtuelle préparatoire le 21 novembre, vise à harmoniser les stratégies nationales avec les priorités du Programme d’action Awaza (PAA) pour la Décennie 2024-2034, cadre phare destiné aux pays en développement sans littoral.
Portant sur la numérisation avancée du Plan national de développement 2023/24-2027/28 et du Programme d’action gouvernemental 2024/2025-2028/2029, l’atelier a permis de consolider l’alignement de ces documents stratégiques sur les objectifs du PAA. Il a également renforcé les capacités nationales en matière de suivi, d’évaluation et de rapportage, tout en favorisant une appropriation institutionnelle accrue grâce à la montée en compétences des planificateurs et experts en politiques publiques.
Dans son allocution d’ouverture, Muntu Almeida, directeur adjoint au ministère du Commerce, de l’Industrie et du Développement économique, a salué la continuité du partenariat entre la CEA et l’Eswatini. Il a rappelé le rôle pionnier du pays dans l’adoption de l’IPRT, déjà utilisé pour aligner les priorités nationales sur les Objectifs de développement durable (ODD) et le second Plan décennal de l’Agenda 2063. Pour lui, intégrer désormais les engagements du Programme d’action Awaza constitue une étape essentielle pour lever les contraintes structurelles et concrétiser les ambitions nationales.
De son côté, Francis Ikome, chef de la Section de l’intégration régionale à la CEA, a salué l’engagement d’Eswatini en faveur d’une planification fondée sur des données probantes. Il a rappelé que le Programme d’action Awaza — adopté par l’Assemblée générale en 2024 et approuvé lors de la 3ᵉ Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral en 2025 — fournit un cadre structuré pour répondre aux défis persistants des PDSL : réduction des coûts commerciaux et logistiques, amélioration de la connectivité régionale et renforcement de la résilience.
Les participants ont souligné la dimension pratique de l’atelier, estimant que les exercices d’harmonisation, de suivi des performances et de production de rapports permettront une mise en œuvre plus cohérente et orientée vers les résultats des cadres de développement nationaux, régionaux et mondiaux.
La CEA a réaffirmé sa détermination à accompagner l’Eswatini et les autres États membres dans le renforcement de leurs systèmes de planification, ainsi que dans la mise en œuvre des actions prioritaires répondant aux enjeux spécifiques des pays en développement sans littoral.
Dossou AFFAMA
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