La Banque africaine de développement (BAD) intensifie ses efforts pour attirer les capitaux et les technologies sud-coréens vers l’Afrique. En partenariat avec le ministère sud-coréen de l’Économie et des Finances et l’Agence coréenne de promotion du commerce et des investissements (KOTRA), l’institution panafricaine a organisé un séminaire d’affaires destiné à accroître la participation des entreprises coréennes aux projets financés sur le continent.
Plus de 100 participants représentant 70 entreprises et institutions coréennes ont pris part à cette rencontre, consacrée aux opportunités d’investissement et de marchés dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie, du numérique et des services de conseil. Les échanges ont porté sur des projets couvrant les transports, l’eau et l’assainissement, les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle, les technologies numériques ainsi que la gestion de projets.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de la BAD visant à diversifier les sources de financement du développement africain tout en attirant des partenaires capables d’apporter des technologies de pointe. Pour les entreprises coréennes, elle ouvre l’accès à un portefeuille de projets soutenus par une banque multilatérale bénéficiant d’une forte notation financière, réduisant ainsi le risque d’investissement.
Le séminaire a également mis en avant le rôle du Fonds fiduciaire de coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), qui finance la préparation des projets, l’assistance technique, le partage de connaissances et le renforcement de la participation du secteur privé aux programmes de développement à travers le continent.
Parmi les projets présentés figurait une initiative de gestion des catastrophes au Mozambique reposant sur l’utilisation de drones et de l’intelligence artificielle. Ce programme illustre l’orientation croissante des investissements vers des infrastructures intelligentes capables de renforcer la résilience face aux risques climatiques tout en améliorant les capacités de réponse des autorités.
Pour la Banque africaine de développement, le rapprochement avec la Corée du Sud répond à un double objectif : mobiliser des capitaux privés et accélérer le transfert de technologies dans des secteurs jugés stratégiques pour la transformation économique de l’Afrique. L’institution estime que cette coopération contribuera à soutenir la modernisation des infrastructures, la transition énergétique, la digitalisation des économies et l’essor de nouvelles chaînes de valeur.
Cette offensive intervient à quelques mois de la prochaine Conférence ministérielle de la KOAFEC, prévue en septembre 2026, où la BAD entend convertir cet intérêt des entreprises coréennes en investissements concrets et en contrats pour les projets structurants du continent.
Elom LOKONON
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