mardi, avril 21, 2026
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Ressources naturelles : le Niger rompt avec trois sociétés aurifères

Le Niger a décidé de résilier les conventions de trois sociétés actives dans l’exploitation de l’or et de refuser la prolongation d’une autorisation accordée à une entreprise pétrolière britannique, invoquant le non-respect de plusieurs engagements légaux. L’annonce a été faite par le gouvernement militaire à l’issue d’un conseil des ministres, selon une source officielle citée par l’AFP.

Depuis le coup d’État au Niger de 2023, le pays est dirigé par une junte qui affirme vouloir renforcer la souveraineté nationale, notamment sur les ressources naturelles stratégiques telles que l’uranium, le pétrole et l’or.

Les conventions annulées concernent trois sociétés opérant dans l’exploitation et l’affinage de l’or : Compagnie des Mines du Niger (Comini), Afrior SA et Ecomine SA. Approuvés entre 2017 et 2020, ces accords ont été dénoncés par les autorités qui reprochent aux entreprises de ne pas avoir respecté plusieurs obligations, notamment le paiement des taxes et impôts, la transmission de rapports techniques et financiers annuels et le respect des normes environnementales.

Le gouvernement indique que ces sociétés n’ont pas honoré leurs engagements depuis 2023. Des mises en demeure leur avaient été adressées en février et en juillet 2025, mais seule Ecomine a répondu, avec des explications jugées insuffisantes.

Le Niger, qui compte de nombreux sites d’orpaillage artisanal, ne dispose actuellement que d’une seule mine industrielle active à Samira, dans l’ouest du pays. Celle-ci a été nationalisée en août 2025 par les autorités militaires.

Par ailleurs, Niamey a refusé de prolonger l’autorisation accordée à la société britannique Savannah Energy pour la prospection et l’exploitation de pétrole dans le sud-est du pays. Les autorités accusent l’entreprise de ne pas avoir respecté ses obligations contractuelles prévues dans le contrat de partage de production portant sur quatre blocs pétroliers.

Selon Savannah Energy, ses licences couvrent environ 13 655 km², soit près de la moitié du principal bassin pétrolier du pays, le bassin d’Agadem, où des entreprises chinoises sont également présentes depuis 2011. L’entreprise affirme par ailleurs avoir récemment réalisé une découverte pétrolière importante sur l’un de ses puits dans cette zone.

Elom LOKONON

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