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Financement des start-up africaines : Proparco injecte 12 millions $ dans un fonds agricole

Proparco renforce son engagement en faveur de la transformation agricole en Afrique subsaharienne avec un nouvel investissement de 12 millions de dollars dans l’Acumen Resilient Agriculture Fund II (ARAF II), un fonds de capital-risque destiné à financer les jeunes entreprises innovantes du secteur. Cette opération intervient dans un contexte où le déficit de financement demeure l’un des principaux freins au développement des chaînes de valeur agricoles sur le continent.

Cette nouvelle contribution, qui prolonge le soutien déjà apporté au premier fonds ARAF, vise à financer des entreprises capables d’améliorer l’accès des petits exploitants agricoles aux marchés, aux services financiers, aux technologies agricoles et aux solutions adaptées au changement climatique. Géré par l’investisseur à impact Acumen, le fonds cible des sociétés à fort potentiel de croissance susceptibles de renforcer la sécurité alimentaire tout en améliorant les revenus des producteurs.

Au-delà de son impact économique, Proparco estime que cet investissement permettra de créer ou de préserver plus de 2 900 emplois et d’élargir l’accès des populations rurales à des services essentiels. Labellisé 2X Challenge, ARAF II intègre également un objectif de renforcement de l’autonomisation économique des femmes.

« Grâce à notre investissement dans ARAF II, Proparco soutient des entrepreneurs qui développent des solutions concrètes pour renforcer la sécurité alimentaire, améliorer les conditions de vie des agriculteurs et accroître la résilience climatique en Afrique », a déclaré Guillaume Barberousse, directeur du département des investissements de Proparco.

Cette injection de capitaux intervient alors que le financement des PME et des start-up agricoles reste largement insuffisant. Selon la Banque africaine de développement, l’Afrique concentre près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète, mais demeure fortement dépendante des importations alimentaires. Malgré un secteur agricole qui représente environ 30 % du PIB du continent, celui-ci ne capte qu’environ 6 % des crédits bancaires, limitant les investissements productifs.

Face à ce déficit structurel de financement, les institutions de développement multiplient les mécanismes de partage des risques afin d’attirer davantage de capitaux privés vers l’agriculture. Fonds de garantie, financements concessionnels, partenariats public-privé et véhicules de capital-investissement s’imposent désormais comme des leviers essentiels pour accélérer la modernisation du secteur et renforcer la résilience alimentaire de l’Afrique.

Nadia SAR

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