Deux jours d’échanges, de partage d’expériences et de réflexion ont permis aux acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) de faire le bilan des initiatives menées et de poser les bases de nouvelles collaborations. L’atelier de capitalisation des expériences et acquis du projet « Soutien aux initiatives de lutte contre les VBG » s’est tenu les jeudi 27 et vendredi 28 août 2026 à Grand-Popo.
Organisée par Engender-Health, avec l’appui de l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin, la rencontre a réuni une vingtaine de structures ayant bénéficié d’un accompagnement technique et financier dans le cadre du projet. Cet atelier vise à dresser un bilan des interventions réalisées et identifier les moyens de préserver les acquis au-delà du financement du projet. Pour les organisations participantes, l’atelier a surtout constitué un espace de dialogue permettant de confronter les expériences, de faire ressortir les innovations et de tirer les enseignements des difficultés rencontrées sur le terrain.
Les travaux ont été lancés le jeudi 27 août par une présentation du contexte et des enjeux de la rencontre par Hermine Bokossa, cheffe programme développement de Engender-Health. L’ouverture officielle a ensuite été assurée par Maifoux Nassirou, chef Programme Pays de l’organisation.
Sous la conduite de Nora Lejean, consultante chargée de l’animation des travaux, les participants ont été invités à documenter les changements produits par leurs interventions et à identifier les pratiques susceptibles d’être reproduites ou renforcées.
Des initiatives passées au crible
Au cœur de la rencontre, la capitalisation devait permettre de mettre en récit les transformations générées par le projet, notamment à travers des approches créatives, visuelles et narratives. Chaque structure a ainsi été appelée à présenter, en une minute, ses principales réalisations obtenues grâce au dispositif d’accompagnement. L’exercice a fait ressortir la diversité des initiatives conduites contre les VBG, mais également des problématiques et des enseignements communs. Les participants ont notamment travaillé à identifier les mécanismes de transformation, les innovations développées et les limites rencontrées dans la mise en œuvre des actions. La démarche devait également permettre de mesurer la valeur ajoutée du fonds flexible, tout en dégageant les principaux enseignements du projet et les conditions nécessaires à la pérennisation des acquis.
La deuxième journée a été consacrée à la restitution des travaux des différentes équipes. Présentations, échanges et causeries-débats ont permis d’approfondir les résultats de la capitalisation et de faire émerger les bonnes pratiques susceptibles de nourrir les futures interventions. Mais l’atelier ne s’est pas limité au bilan. Une place importante a été accordée à la mise en relation des organisations afin d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration et de partenariat. Les représentants des structures participantes ont été invités à explorer les possibilités de mutualiser leurs compétences, leurs expériences et leurs ressources.
L’Union de Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) a notamment pris part activement aux travaux à travers son secrétaire administratif, Paterne Atrevy, soulignant l’importance du rôle des médias dans l’information, la sensibilisation et la lutte contre les VBG.
Un réseau appelé à se consolider
La phase de mise en relation a constitué l’un des derniers temps forts de la rencontre. Elle a permis aux organisations de dégager des pistes concrètes de coopération et de renforcer les liens entre les différents acteurs. Au terme des deux jours, Grand-Popo aura ainsi servi de laboratoire de capitalisation, mais aussi de point de départ pour une dynamique collective renouvelée. Au-delà des réalisations déjà enregistrées, les participants repartent avec un enjeu central : transformer les acquis du projet en actions durables et mieux coordonnées contre les violences basées sur le genre au Bénin.
Dossou AFFAMA
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